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Votre parcours en unité de chirurgie ambulatoire

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Les équipes du CHRU de Nancy proposent la chirurgie ambulatoire dans de nombreuses spécialités et actes. Voici les grandes étapes d’un parcours type de chirurgie ambulatoire.  

Selon la nature de votre intervention et le site du CHRU où elle aura lieu, d’autres précisions vous seront données afin de personnaliser votre parcours.  

© CHRU Nancy

Pathologies traitées

  • Cancer du poumon
  • Tumeurs épithéliales thymiques : myasthénie, thymome
  • Déformation thoracique : thorax en entonnoir (pectus excavatum)
  • Déformation thoracique : thorax en carène (pectus carinatum)
  • Érythrophobie
  • Hypersudation

Nos principaux examens et bilans réalisés

  • Bilan de cancer du poumon
  • Bilan diagnostique de pathologie inflammatoire ou tumorale
  • Médiastinoscopie

Nos principaux actes et traitements réalisés

Chirurgie du cancer du poumon

Le traitement de référence du cancer du poumon localisé est la chirurgie.

En fonction de la localisation et de l’extension du cancer, le geste chirurgical peut consister en une exérèse non anatomique, une segmentectomie pulmonaire, une lobectomie pulmonaire ou une pneumonectomie (ablation d’un poumon dans sa totalité).

Un curage ganglionnaire (ablation des ganglions du thorax) systématique est associé au geste.

Les voies d’abord possibles sont multiples : thoracotomie, chirurgie guidée par vidéo et chirurgie guidée par vidéo avec assistance robotique.

C’est après une discussion au cas par cas de chaque dossier en réunion de concertation pluridisciplinaire au sein du CHRU de Nancy, qu’une prise en charge collégiale et pluridisciplinaire vous sera proposée.

La chirurgie du médiastin peut se diviser en deux catégories distinctes :

  • La chirurgie à visée diagnostique, qui consiste le plus souvent en la réalisation d’une médiastinoscopie. Par un abord chirurgical cervical de petite taille, une exploration des aires ganglionnaires du thorax est réalisée à l’aide d’une caméra avec réalisation de biopsies étagées. Cette chirurgie est fréquemment réalisée dans le bilan d’un cancer du poumon ou dans un bilan diagnostique de pathologie inflammatoire / tumorale.
  • La chirurgie à visée thérapeutique intéresse principalement le thymus. La chirurgie d’exérèse du thymus a deux indications principales : la thymectomie chez le patient atteint de myasthénie et la thymectomie pour thymome.

 

Le service de chirurgie thoracique du CHRU de Nancy propose actuellement deux voies d’abord : la chirurgie ouverte par sternotomie et la chirurgie du thymus par voie mini invasive guidée par vidéo.

Le médiastin est la région centrale du thorax située entre les deux poumons.

Il contient comme principaux organes le cœur et ses gros vaisseaux, la trachée et ses ganglions, l’œsophage dans sa partie la plus postérieure.

Dans la partie la plus antérieure et supérieure juste derrière le sternum, se trouve le thymus. Il s’agit d’un organe lymphoïde qui joue un rôle essentiel dans la maturation des cellules de l’immunité durant l’enfance. Il diminue progressivement de taille à l’âge adulte et devient un simple tissu graisseux. Ce tissu peut cependant être le siège de lésion tumorale dont les principales pathologies sont les tumeurs épithéliales thymiques.

Devant une lésion thymique et après bilan pré opératoire complet, une prise en charge chirurgicale peut-être indiquée.

La correction des deux principales déformations thoraciques que sont les thorax en entonnoir (dit « pectus excavatum ») ou en carène (dit « pectus carinatum ») est réalisée par l’équipe chirurgicale.

En fonction des échanges réalisés lors de la consultation chirurgicale, plusieurs alternatives thérapeutiques pourront être proposées :

  • Une correction orthopédique simple
  • Une correction chirurgicale


En fonction de la sévérité de la déformation présentée, la correction chirurgicale pourra se faire par technique mini-invasive à thorax fermé (dite de « Nuss ») ou ouverte (« ostéosternochondroplastie de Ravitch »).

Certains nerfs du thorax appartenant à la chaine des nerfs sympathiques, sont impliqués dans les mécanismes d’érythrophobie (rougeur excessive du visage, notamment lors d’émotions) ou d’hypersudation (transpiration excessive au niveau des mains notamment).

Dans certains cas précis, un traitement chirurgical peut être proposé, correspondant à une interruption de la stimulation des nerfs sympathiques au niveau du thorax.

Cette intervention est pratiquée dans le service par voie mini-invasive à l’aide d’une caméra (deux petites cicatrices de 5 à 10mm sous les bras de chaque côté).

Votre parcours de soins

Consultation pré opératoire

Lors de cette consultation, apportez avec vous tous vos examens (scanner, IRM, échographie, fibroscopie, EFR, dernière ordonnance, bilan biologique…) et courriers en rapport avec votre pathologie.

Votre chirurgien vous informera des modalités de l’intervention. Certaines décisions thérapeutiques peuvent être discutées en réunion de concertation pluridisciplinaire, indispensable à une prise en charge globale de votre pathologie.

Si nécessaire, des examens complémentaires sont programmés au plus vite.
Préparation à la chirurgie

Planifiez votre retour à domicile : après la chirurgie, vous pourriez avoir besoin de l’aide vos proches pour les repas, les tâches ménagères, etc. Si vous souhaitez accéder à un centre de convalescence, certaines démarches peuvent être anticipées, n’hésitez pas à en parler et à vous informer.

Faire de l’exercice physique permet à votre corps d’être dans le meilleur état possible avant la chirurgie. Si vous en faites déjà, gardez vos habitudes. Dans le cas contraire, commencez à en intégrer doucement à votre routine de tous les jours : une simple marche de 15 minutes, c’est beaucoup mieux que de ne rien faire.

Arrêtez votre consommation de tabac avant votre chirurgie pour réduire le risque de problèmes pulmonaires après l’opération. Un médecin peut vous prescrire certains médicaments pour vous aider au sevrage. Consultation tabacologie au CHRU de Nancy : 03 83 15 48 00. Mangez équilibré et ne consommez aucune boisson alcoolisée 24 heures avant la chirurgie : l’alcool peut interagir avec les médicaments.
L’hospitalisation

L’hospitalisation débute le plus souvent la veille de l’intervention. L’heure d’arrivée (en général à partir de 15h) vous est communiquée lors de votre consultation. Si l’hospitalisation a lieu le jour-même de votre intervention (parcours appelé « J-0 ou J zéro) »), vous arrivez au service le matin et bénéficiez de la même prise en charge avant l’opération.

Après les formalités administratives au bureau des admissions de l’Institut Louis Mathieu, rendez-vous directement au niveau de la salle de soins du service de chirurgie thoracique. Vous y êtes accueilli et orienté vers votre chambre.

Toutes les chambres sont individuelles avec un accès à une douche et des toilettes individuelles.

Vous rencontrerez les différents membres de l’équipe médicale et paramédicale qui vous prendront en charge. Des étudiants encadrés (infirmiers, médecins, aides-soignants) seront également amenés à vous prendre en charge.
Bloc et suites opératoires

Le bloc opératoire du CHRU de Nancy offre un accès aux toutes dernières technologies comme le robot chirurgical. Une concentration sur un même plateau technique des différentes activités permet une prise en charge multidisciplinaire des patients.

Une prise en charge conjointe par les équipes chirurgicale et de réanimation est mise en place durant votre hospitalisation en soins continus (2e étage de l’Institut Louis Mathieu). Le lit d’hospitalisation et les équipements (schéma)

L’équipe de chirurgie thoracique apporte une attention toute particulière à la gestion péri-opératoire de la douleur qui peut être engendrée par l’intervention et les drains thoraciques. Ces douleurs peuvent limiter votre capacité à vous lever, à changer de position et à tousser.

Ces deux éléments, associés ou non, favorisent l’encombrement bronchique et les infections respiratoires en post opératoire. Afin de limiter au maximum ces douleurs, l’équipe d’anesthésie / réanimation et de chirurgie met en place un certain nombre de mesures : pose de péridurale, bloc nerveux, infiltration étagée…

Il est important que chaque patient soit acteur de la prise en charge de ses propres douleurs, pour limiter les risques post opératoires et permettre un retour à domicile dans les meilleures conditions possibles.
À la maison

Les prescriptions post opératoires doivent permettre un bon équilibre des douleurs ; des antalgiques sont donc systématiquement prescrits après l’hospitalisation.

Par ailleurs, un traitement anticoagulant est fréquemment prescrit, et réalisé par injections à domicile. S’y ajoutent aussi des séances de kinésithérapie respiratoire.
Consultation de contrôle

Vous serez revu de façon systématique par votre chirurgien 1 à 3 semaines après votre intervention.