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Cancer du côlon : un dépistage précoce pour un traitement efficace

En France, 1 personne sur 30 sera touchée au cours de sa vie par le cancer du côlon. Un test permet de détecter de façon très précoce les traces de sang dans les selles. L’enjeu est de pouvoir mettre en place le plus tôt possible un parcours de soin efficace et peu invasif. Le point avec les médecins d’hépato-gastro-entérologie et de chirurgie digestive du CHRU de Nancy. 

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1 personne sur 30 concernée

Le cancer du côlon touche chaque année en France 43 000 nouvelles personnes et provoquent 18 000 décès. En incidence, c’est le 2e cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein, et le 3e chez l’homme après les cancers de la prostate et les poumons. 1 personne sur 30 sera touchée par le cancer du côlon au cours de sa vie.  

 « L’évolution naturelle du cancer du côlon est très lente, souligne le Dr Jean-Baptiste CHEVAUX, médecin au service d’hépato-gastro-entérologie du CHRU de Nancy, ce qui permet d’agir tôt et de façon efficace. Mais s’il y a des douleurs abdominales, du sang visible dans les selles, une grande fatigue ou une perte de poids, le cancer est déjà à un stade avancé et donc plus complexe à prendre en charge. » 

Un test simple

Tous les deux ans, un courrier avec un kit de dépistage est envoyé aux personnes âgées de 50 à 74 ans. En Meurthe-et-Moselle, c’est l’ADECA 54 qui coordonne la démarche. Simple d’utilisation, le test nécessite un seul prélèvement avec une sorte de coton tige piqué dans la selle puis placé dans un tube à envoyer par courrier au laboratoire d’analyse. Tout le matériel est fourni gratuitement. 

« Ce test est très sensible, relève Jean-Baptiste CHEVAUX, il permet de détecter des traces microscopiques de sang dans les selles. » En cas de résultat positif, la personne est orientée par son médecin traitant vers un hépato-gastro-entérologue pour décider de la suite à donner. 

Le kit de dépistage

Tout savoir sur le kit de dépistage et le commander 

La coloscopie, un outil de diagnostic et de traitement 

« Les polypes sont des tumeurs bénignes de quelques millimètres à plusieurs centimètres qui peuvent évoluer vers un cancer, explique l’hépato-gastro-entérologue. La coloscopie est indiquée pour les trouver et les retirer. »  

La coloscopie est donc à la fois un outil de diagnostic et un outil de traitement de première ligne.  

La caméra introduite par le rectum embarque avec elle des instruments pour effectuer les biopsies et l’extraction des polypes. L’analyse des prélèvements permet de déterminer la surveillance à mettre en place. 

La technique peu invasive emprunte les voies naturelles. L’examen qui dure en moyenne une vingtaine de minutes est réalisé en ambulatoire et sous anesthésie générale. La personne arrive à l’hôpital le matin et repart le jour-même avec son compte-rendu.  

« Les patients ne présentant pas de contre-indications peuvent aussi bénéficier de la coloscopie sous hypnorelaxation sans anesthésie générale, avec un parcours adapté, indique Jean-Baptiste CHEVAUX. La proposition est faite lors de la consultation d’anesthésie. Les patients en sont généralement très satisfaits. »   

Une coloscopie réalisée sous hypnorelaxation au bloc d’endoscopie digestive du CHRU de Nancy, avec le dispositif de réalité virtuelle thérapeutique et un accompagnement infirmier personnalisé.

Quel que soit le type d’anesthésie, la préparation durant les 48 heures avant l’examen est la même : un régime alimentaire sans résidu à base de pâtes et de riz, 2 litres de liquides à boire la veille et 2 litres le matin même. Les préparations peuvent être associées à n’importe quelle boisson non alcoolisée : eau, café, thé, infusion, soda. 

« Même si nos endoscopes sont de haute définition, le nettoyage du colon permet une meilleure visibilité, précise Jean-Baptiste CHEVAUX. Nous gagnons en efficacité pour repérer et retirer les polypes. » 

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Alimentation, activité physique : agir sur les facteurs de risque du cancer du côlon 

Chirurgie mini-invasive et réhabilitation améliorée 

Si un cancer est diagnostiqué, le patient est pris en charge par l’équipe de chirurgie digestive. 

 « Chaque situation est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire pour décider de la stratégie thérapeutique la plus adaptée, explique la Dre Adeline GERMAIN, chirurgienne digestive au CHRU de Nancy. Un diagnostic précoce permet d’avoir recours à des techniques chirurgicales mini-invasives pour traiter le cancer. » 

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 « Notre service est labellisé en réhabilitation améliorée après chirurgie colorectale, poursuit Adeline GERMAIN. Cette approche vise à limiter les complications post-opératoires et aider le patient à retrouver rapidement son autonomie. En moyenne, la sortie est possible après 3 à 4 jours d’hospitalisation pour une chirurgie du colon. »  

Le CHRU de Nancy s’engage pour Mars bleu, la campagne d’information et de sensibilisation au dépistage du cancer du côlon